Cette mobilité en Uruguay s’inscrit dans le cadre de notre thèse : Les autrices uruguayennes et les imaginaires littéraires des féminins (1830-1920) : écrire pour représenter, nommer pour exister. L’objectif est d’analyser un corpus de textes peu étudiés en Uruguay et inconnus en France, en associant littérature et sociologie. Nous interrogeons les stratégies d’écriture et les dialogues mis en place par les autrices, entre les représentations socio-littéraires en vigueur à leur époque, leurs identités sociales et leurs idées des féminins.
Lors de cette mobilité à Montevideo, nous consulterons des manuscrits et des fonds d’archives qui n’ont pas été numérisés et qui pourraient intégrer notre corpus. Ce séjour de recherche sera aussi un moment d’échanges scientifiques et académiques. La Pr. Inès de Torres nous a invité à rejoindre le Grupo Interdisciplinario de Estudios sobre Cultura (GIEC) qu’elle dirige. Nous nous entretiendrons avec d’autres professeurs de l’Université, ainsi qu’avec des conservateurs de la Bibliothèque Nationale de l’Uruguay (BNU). Ces échanges s’intègrent dans le cadre de réflexions professionnelles autour des enjeux de patrimonialisation et de visibilisation des ouvrages écrits par des femmes. Les recherches menées lors de cette mobilité nous amèneront à interroger la construction des mémoires historique sur les littératures écrites par des femmes, à travers la sanction officielle des discours et des productions de la BNU, mais aussi de l’Université.
