Information spatiale et archéologique

Réunir des géographes et des archéologues faisant usage de la géomatique afin de favoriser la définition de nouveaux objets de recherche concernant les sociétés du passé, le transfert de concepts de la géographie dans le domaine de l’archéologie, et la diffusion et l’utilisation de la géomatique dans les divers milieux professionnels de l’archéologie.

L'information archéologique est constituée de données spatialisées. Le développement des logiciels de SIG accessibles sur micro-informatique permet depuis quelques années aux archéologues d'accéder à des outils de gestions et d'analyse des données. Dans un premier temps les outils SIG sont apparus comme répondant directement aux préoccupations des archéologues par la superposition en couches d'informations successives pour la gestion des données. Par la suite, les difficultés de mise en œuvre de ces outils concernant la structuration des données ainsi que des perspectives nouvelles d'accessibilité à des traitements faisant appel à l'analyse spatiale ont fait apparaître des besoins méthodologiques spécifiques.

Les différentes expériences menées ces dernières années, tant dans les laboratoires d'archéologie qu'à l'AFAN puis à l'INRAP ou encore dans les Services Régionaux de l'Archéologie, montrent d'une part que le recours à ces outils devient incontournable et d'autre part que le potentiel qu'ils offrent en matière de gestion de l'information mais surtout comme outil de recherche est très vaste. En effet, au-delà des potentialités de gestion de l'information dont les archéologues ont besoin, il s'agit d'utiliser les SIG comme outil de recherche. Les SIG permettent de créer de l'information spatiale, d'avoir accès aux outils d'analyse spatiale des géographes, de croiser des données quantitativement importantes mais aussi qualitativement différentes, de mettre en perspective des données issues de sources différentes, à des fins d'analyses communes.

Les résultats produits par différents programmes de recherche faisant appel aux SIG montrent que l'on passe progressivement de l'utilisation d'outils SIG à la construction de systèmes d'information à référence spatiale spécifique à l'archéologie. Ce développement de l'utilisation archéologique des outils géomatiques donne lieu à des systèmes d'information archéologique qui ont leur propre production d'information spatiale, structures de données, thèmes, échelles et méthodes d'analyse.

L'école thématique Géomatique, archéologie et modélisation spatiale qui s'est tenue à Valbonne en septembre 2001, a été l’acte fondateur du réseau ISA, regroupant des concepteurs et des utilisateurs d’information spatiale en archéologie. Ce réseau se définit autour de l'application à l'archéologie des outils de la géomatique, nouveaux outils de cartographie, Systèmes d’Information Géographique, télédétection.

Le réseau a pour objet de réunir des géographes et des archéologues faisant usage de la géomatique afin de favoriser :

  • la définition de nouveaux objets de recherche concernant les sociétés du passé,
  • le transfert de concepts de la géographie dans le domaine de l’archéologie,
  • la diffusion et l’utilisation de la géomatique dans les divers milieux professionnels de l’archéologie (chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants, services du ministère de la Culture, des collectivité.

La MSH Val de Loire est l'une des têtes de réseau et, à ce titre, membre du Comité de Pilotage.

A voir

Le site d'ISA